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Qui ne serait pas encore convaincu de la puissance des réseaux sociaux ? La répression
iranienne en est actuellement la preuve, Twitter, la star montante du micro-blogging, est en train de révolutionner la maitrise et la diffusion de l'information. Après avoir révélé la première
photo de l'amerrissage de l'A320 d'US Airways sur l'Hudson River, Twitter se fait à présent l'écho d'un épisode, qui tombe on ne peut plus mal, passé sur un vol Corsairfly.
A peine le remaniement ministériel dévoilé mardi soir, Nicolas Sarkozy et la nouvelle secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, s'envolent pour un voyage aux Antilles, dans le cadre
des Etats généraux de l'Outre-mer, tout juste après la récente crise qui a paralysé l'île en début d'année. Pour couvrir le déplacement, une vingtaine de journaliste embarquent sur un vol
Corsairfly, en classe Grand Large, à destination de Fort-de-France. Le vol CRL893, opéré sur B747-400 doit décoller à 12h00 de Paris-Orly, réaliser une première escale à Fort-de-France où se
rendent les journalistes, puis terminer sa route sur Port au Prince. Ce vol est d'ailleurs le vol inaugural de la nouvelle rotation hebdomadaire de Corsairfly sur Haïti.
En raison d'une alerte à la bombe à Paris-Orly, le décollage ne se fera qu'à 15h59. Une heure plus tard, au dessus de Nantes, une panne affecte un écran de navigation (EFIS) et le déroutement est
décidé. Pour perdre du poids et pouvoir atterrir, l'appareil réalise donc un dégazage au dessus de l'Atlantique avant de retoucher Paris à 18h10. A bord, Geoffrey La Rocca, journaliste à
elyseeinside.fr, tweets alors l'information qui sera reprise par le Figaro ou Le Point par exemple : "URGENT: panne de sonde de navigation sur le vol paris fort de france. Retour a Orly. Tous
les journalistes qui suivent sarkozy sont dedans !". En moins de 6h, le journaliste aura publié plus d'une dizaine de message sur son profil et accordé un entretien à BFM TV par exemple sur
ce seul sujet. Un brin revanchard ? Les journalistes préfèrent s’en prendre à la décision de l’Elysée de ne plus prendre en charge leur transport comme auparavant.
A bord et dans l'incertitude, des passagers s'interrogent, un malaise a lieu et, résultat, la machine médiatique s'emballent une nouvelle fois, le sensationnalisme refait surface, et l’on préfère
évoquer "le stress", "un brusque demi-tour" et l'on titre "Grosse frayeur pour les 500 passagers d'un avion Corsair"... C'est donc un énième buzz porté par Twitter, à
la limite de la déontologie journalistique, dont est "victime" aujourd'hui Corsairfly.
Update 26/02/2009 : le journaliste annonce sur son compte être "remonté dans le fameux Boeing 747 avec ses 18 collègues direction les Antilles
pour suivre le voyage présidentiel", "sans sa valise restée dans le boeing 747 revenu d'urgence a Paris".